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    Le Train de Vie devient le 4ème sens.

    Depuis quelque semaines, une nouvelle équipe est aux manettes du restaurant, désormais nommé Le 4ème sens, mais l'aventure du Train de Vie continue !

    L'équipe historique du Train de vie continuera en effet de travailler avec celle du 4ème sens : la carte est maintenue, ainsi que notre cuisinière, et les soirées musicales se poursuivront au rythme de deux par semaine.

    Chaque lundi et samedi, rendez-vous pour les nouvelles soirées Klezmer et Yiddish du Train de Vie, avec Claude Berger, Eleonore Bienzunski, Charles Rappaport, Pierre Polveche et les autres...

    L'ambiance du Train de Vie continue !

    Pour plus de précisions et réservations : 01.42.78.63.12

    Qu’est-ce qu’on mange ?

    Du Gefilte Fish (carpe farcie) au Geakte Leiber (foies de volaille hachés) en passant par le Goulash (viande mijotée aux oignions), les Klops (boulettes de bœuf), le bouillon aux Krepleh ou le gâteau aux pommes et à la cannelle, toutes les grandes spécialités de la cuisine juive ashkénaze sont à la carte du Train de Vie.

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    Claude Berger

    Ecrivain, auteur d'un roman et plusieurs essais, chanteur et même dentiste... Claude Berger n'est pas un restaurateur comme les autres. Découvrez son parcours et quelques uns de ses textes sur son site personnel: www.claudeberger.fr

    Activités culturelles

    Notre cave vous accueille en soirée et les dimanches après-midi, avec un programme de musiques yiddish, tzigane et klezmer, et en semaine les après-midis : salon de thé, rencontres-débats, signatures et présentation de livres, spectacles, piano-bar....

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    Les Cœurs Bleus

    Musique tzigane et chants yiddish sont à l'honneur au Train de Vie avec le groupe roumain Les Cœurs Bleus, et Claude Berger qui se fait chanteur chaque week-end.

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    Réservations par téléphone : 01 42 78 63 12

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    Le Train de Vie,
    un restaurant Yiddish

    Le yiddish fut la langue des Juifs ashkénazes du Yiddishland, cette zone géographique qui s’étendait de la Mer Baltique à la Mer noire, de la Pologne et de la Lituanie à la Roumanie et à l’Ukraine. Les Juifs y résidèrent jusqu’aux grandes migrations du début du XXème siècle et jusqu’à l’entreprise d’extermination par les nazis et leurs complices. Le yiddish s’est formé autour de la langue germanique du Haut Moyen-âge et de l’hébreu qui entre pour quinze pour cent dans sa constitution.

    Le Yiddish est une langue à part entière, une langue judéo-germanique qui s’écrit en caractères hébraïques et se lit et s’écrit de droite à gauche. Elle est la langue de la culture juive ashkénaze qui a produit outre une riche exégèse d’écrits et de commentaires dans la tradition talmudique et hassidique, une littérature de portée universelle avec des écrivains tels que Scholem Aleichem, Scholem Asch, Isaac Bashevis Singer, Schalom Anski, tout en intégrant la grande culture européenne par la traduction des œuvres en yiddish. Kafka qui écrivit un « Discours sur la langue yiddish » se désolait de devoir écrire en allemand. Si le yiddish est peu parlé de nos jours, ce n’est pas pour autant une langue morte mais une langue assassinée du fait de la disparition tragique de ses porteurs de 1939 à 1945. Il subsiste pourtant ici et là des pôles de vie et de résistance linguistiques.

    La culture ashkénaze, d’abord liée à l’origine au judaïsme, a recouvert tous les aspects d’une vie juive dynamique puis s’est affrontée aux défis de la modernité et de l’émancipation. Si la langue yiddish était porteuse de l’âme, la gastronomie des mères juives l’était aussi pour une grande part. La cuisine de nos mères ou de nos grand-mères suivait insidieusement la temporalité et le calendrier juifs qui impliquent en permanence une exigence de morale et de spiritualité et une libération de tous les esclavages. De la Table du Vendredi soir à celle de la Pâque. La nostalgie dont font preuve ceux qui évoquent les plats que leurs mères ou leur grand-mères leur préparaient en y mêlant quelques bribes d’un yiddish, n’est pas seulement mémoire d’un bonheur passé et d’une culture qui se serait arrêtée du fait de l’histoire, elle est aussi désir d’avenir, de transmission.

    C’est ici qu’intervient la recréation du « Train de vie » après une première expérience de trois ans qui reçut l’approbation de la presse et du public. En offrant l’accès à cette gastronomie saluée en son temps par le chef Edouard de Pomiane, en permettant sa découverte, en y adjoignant les chansons yiddish et les musiques klezmer et tziganes « Le Train de vie » entend célébrer non pas un monde disparu mais un monde à renaître pour l’enrichissement et la joie de tous.